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Le GRAVEL quésaco ?

Publié le par Jean Denis

Le GRAVEL quésaco ?

Si vous aimez le vélo de route et que vous êtes réfractaire au VTT, ou bien si vous êtes vététiste et que vous avez peur de la route, la solution c’est le « Gravel Ride » (ou Gravel)

Mais « quèsaco » comme on dit dans le sud ?

Le Gravel est une nouvelle tendance dans la pratique cycliste qui nous vient des USA. Ce mot voulant dire gravier on comprend vite quel en est l’esprit. C’est en fait un mélange de « route » de « cyclo-cross » et de « montagne ». Une nouvelle discipline en soi qui se pratique sur de longues randonnées ou les mots clés sont : « tranquillité, liberté et amusement »

Les sorties Gravel se font d'habitude seulement sur des routes, des pistes ou des chemin où l’on rencontre peu de trafic. On traverse souvent des paysages hors du commun, sauvages et paisibles. Les parcours sont souvent plus tortueux, plus étroits, parfois un peu technique et ils ont tendance à suivre les mouvements de terrain comme les vallées, les collines ou les cols, sur des pistes, des « chemins de vigne » peu connus tout en restant accessibles à tous. Une pratique relaxante mais qui peut devenir plus sportive et plus ludique avec la jouissive sensation de faire glisser les pneus sur le « gravier » un peu comme au ski.

Pour autant le « Gravel » n’est pas nouveau. Dans les années cinquante existaient déjà des vélos un peu passe partout que l’on appelait des « randonneuses ». Gros pneus à crampons souvent en 650, garde-boue, porte-bagages, typé vélo de route. Je me souviens que mon père en avait une, elle était de marque Routens, couleur bordeaux, avec ces gros pneus blancs. Depuis, le réseau routier s’est développé en même temps que le vélo de route et surtout le VTT a envahi nos chemins. Bien sur, il a toujours existait quelques irréductibles ou chasseurs de kilomètres et de sensations fortes et de cols muletiers.

Le GRAVEL quésaco ?

Dans les années 80 à 90 s’est développé aux USA le cyclisme de route qui a connu une réussite exponentielle. Mais, les affaires de dopage dans le vélo de route et la chute d’Arsmtrong en en refroidi plus d’un. C’est ainsi qu’est apparu, il y a une dizaine d’années, le phénomène Gravel. Profitant du fait qu’il existait encore de nombreuses pistes non goudronnées beaucoup de brevets ou courses longues distances sont apparues empruntant ces axes plus sécurisants et plus touristiques pour les cyclistes : « la D2R2 dans le Massachusets étant une des plus anciennes, mais encore la Trans-Iowa de 300 milles, la Kanza-Sale  (Kansas) de 200 milles et même un Championnat du monde de Gravel de 150 milles au Nebraska. Ils sont plusieurs milliers de pratiquants US.

Et aujourd’hui, le Gravel arrive en France avec une première expérience qui se déroulera dans le sud le 1er mars 2015 : « La Two-Nav Gravel 66 ». Une randonnée de 66 km à travers les pistes et routes catalanes autour d’Ille-sur-Têt (66). http://transbiking.fr .

Le GRAVEL quésaco ?

Bien sur cette pratique nécessite un vélo adapté. S’agissant d’itinéraires assez praticable un VTT passera sans problème mais s’avèrera un peu lourd, je le comparerais à une jeep qui passe partout bien sûr ; un vélo de route sera parfois un peu trop juste, car peu adapté au routes non asphaltées ; reste donc le « gravel-bike » un vélo typé cyclo-cross avec de bases un peu plus longues qui rappelle quelque part la randonneuse, mais je dirais plutôt une voiture rallye-raid.

Chaque grande marque a mis maintenant sur le marché ce type de vélo. Le plus souvent en aluminium, pesant aux environs de 9 Kg, avec des roues de 700 équipées de freins à disque (bien que ce ne soit pas une nécessité, cela reste quand même plus fiable qu’un cantilever) ; les  groupes sont ceux que l’on retrouvent dans le monde du vélo de route mais essentiellement en mécanique.

Actuellement, je roule avec un Canyon Inflite AL qui me donne entièrement satisfaction.

Le GRAVEL quésaco ?

Mais, à mon avis le paramètre essentiel reste le choix du « pneu juste ». Il dépend avant tout de votre terrain de jeu, du type de « gravier » que vous rencontrerez. Vers chez moi les pistes sont très caillouteuses mais calcaires, donc abrasive mais pas autant que des régions ou le silex (très coupant) domine et peut déchiqueter des pneus. Le terrain est en général sec contrairement à d’autres endroits où la boue règne en maître. Heureusement, il existe un grand choix de pneus qui va du slick en 28 au pneu hyper cramponné en 35. En plus vous aurez aussi la possibilité d’opter pour du Tubeless plus efficace contre les crevaisons, du boyau plus typé compétition ou enfin un pneumatique classique à chambre.

Personnellement je roule avec des pneumatiques à chambre : « Continental Grand-Prix en 28 (slick) et des Hutchinson Piranha 2CX ( 32 à crampons) ».

Par ailleurs lors d’une randonnée ou une compétition, il faudra faire le ratio efficacité entre route et piste et prendre en compte l’état du terrain avant de choisir quel sera le meilleur compromis du jour. Donc à défaut d’avoir plusieurs roues (ce qui reste le top) il est judicieux d’avoir plusieurs types de pneumatiques. N’oubliez pas aussi que le gonflage est prépondérant. On gonfle moins sur ce type de vélo que sur route, et là encore c’est selon le terrain.

Et surtout pensez à la trousse de dépannage…

Le GRAVEL quésaco ?

Côté pédales, je vous conseille des mécanismes de type VTT plus faciles d’usage si vous avez un portage à faire et plus adaptés à ce type de pratique notamment sur des terrains boueux ou humides.

J’utilise des pédales Crankbrothers et des chaussures Mavic Platinuim CX.

Concernant la selle cela reste un choix très personnel, mais le confort est primordial.

 

En conclusion, c’est une pratique qui peut s’avérer très complémentaire du vélo de route en hiver surtout pour ceux qui comme moi n’aiment pas le VTT. On peut choisir des petite routes en chemins plus souvent à l’abri que les grands axes, plus ludiques et plus sécurisants. Vous aurez aussi l’impression d’étendre votre univers cycliste vers de nouveau horizons, des paysages inconnus, des rencontres improbables et ce quel que soit votre niveau. Malgré tout, il faut quand même pédaler et donc être en forme.

Et surtout attention aux descentes….

 

A voir la vidéo de "Caminade".... ça donne envie : http://vimeo.com/116081053

Vous pouvez aussi trouvez des parcours sur le site suivant en vous rendant dans l'onglet GRAVEL RIDE : http://velocorbieres.unblog.fr​

Le GRAVEL quésaco ?

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sevin 14/08/2015 12:27

bonjour, pensez vous qu'on puisse utiliser un gravel lors des triathlons sprint?

Jean Denis 14/08/2015 13:44

Bonjour, pourquoi pas, il suffit de mettre des pneus adaptés. Par exemple des "slick" (lisses) en 28, type Continental 4000 GP. Il m'arrive en hiver de faire une sortie route avec mon club sur mon "gravel" équipé de ces pneus... On peut même y rajouter un prolongateur de triathlète.