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L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

Publié le par Jean Denis

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

EN PELERINAGE SUR LA GIGNACOISE

Il est vrai que je rencontre peu de modifications, d’une année sur l’autre, sur un itinéraire qui m’est devenu familier et pourtant à chaque fois j’ai l’impression de découvrir quelque chose de nouveau.

Les conditions sont souvent différentes. Un coup la pluie, un coup le froid et cette année le soleil avec un vent du nord bien gaillard. Ainsi, petit à petit à chaque détour de la route, je retrouve un lacet, un paysage, une ligne droite synonyme de crevaison, et avec plaisir des hauts lieux comme le Pont du Diable, Arboras et le col du vent .

Nouvelle étape avec mon pote Fred (monsieur l’ours), Némesi (l’andalouse) et Yannick (Mister Ariégeoise) avec cet instant hallucinatoire du départ où plus rien n’existe, le centre du monde devient ce peloton qui s’isole du reste du monde ; toujours un moment précieux pour moi. Mais le réveil est toujours brusque, avec un coup de pistolet… je crois.

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

Après, la route commande à cette meute mécanisée l’allure, les regroupements, les ralentissements, les accélérations, cela au gré des paysages somptueux. De fait, dès le départ contraint par son profil urbain, je me laisse entraîné sur un petit tempo jusqu’à la sortie de Gignac. Ce n’est qu’une fois en mode rural que je me décide à dompter cet environnement confiant en mes jarrets préparés pour l’occasion. Pourtant, il me faudra arriver au Pont du Diable pour rejoindre Fred, perdu dans laetumulte du départ. Je ne sais pas trop où se trouvent Yannick et son andalouse.

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

Déjà, il y a des cyclistes un peu partout tant il est vrai que chacun est libre de choisir sa place, parfois contraint aussi. C’est donc qu’ainsi avec Fred, tantôt doubleur, tantôt doublé, nous atteignons Arboras et le Col du Vent (le bien nommé en ce dimanche d’avril). Là chacun s’applique à composer son rythme imposé par une route moins accueillante avec ses pourcentages devenus positifs. J’abandonne Fred le temps d’une ascension adaptée à ma condition. Point de plan de bataille, juste une simple envie.

Au sommet, mon échappée peu glorieuse terminée, mon esprit d’équipe reprend le dessus et je décide de redescendre chercher mon Fred, avec il est vrai quelques remords.

C’est décidé je ne le laisserai plus seul.

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015
L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

D’autant que sur le plateau une certaine fraicheur et un vent du nord contrariant nous forcent à nous serrés les coudes et à baisser la tête pour avoir l’air de coureurs. Ca passe vite et une fois franchi la ligne droite dite de « la crevaison » nous plongeons dans la grande descente vers un ravitaillement bien mérité. C’est l’instant de récupération ; aussi nous en profitons pour récupérer Nemesi et Yannick… normal.

Le ravito enfin, juste le temps d’une banane et c’est avec une certaine euphorie collective que nous repartons vers les sommets en oubliant Yannick dans ses agapes. Nous l’attendrons en haut de la montée avec Némési. Fred ayant eu l’absolution pour partir en éclaireur.

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

C’est ainsi que le duo franco-espagnol étant reformé, je décide de rejoindre monsieur l’Ours. Certains y verront à tort une forme de paternalisme, il s’agit tout simplement de camaraderie.

Pas le temps de reprendre mon souffle, c’est sur la plaque que je profite d’un relief et d’une déclivité plus cléments pour rattraper mon compagnon de route.

Après comme il le dit lui même ce sera une histoire de « jean-dernie » derrière lequel il s’accrochera malgré un pouce du pied récalcitrant et douloureux, enfilant comme des perles les successifs coups de cul des derniers kilomètres.

Histoire, une fois de plus de passer main dans la main la ligne de notre « purgatoire » et de conclure ce nouvel acte, pensant déjà à d’autres souvenirs communs.

Cela s’est passé pour mes 61 ans…..

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

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