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2ème TRAIL DES MJS DE FITOU

Publié le par Jean Denis

2ème trail

Les nouveautés 2011


D’abord le bulletin d’inscription est prêt et peut être télécharger à cette adresse : http://club.quomodo.com/fitouvtt/les_evenements/le_tmjs_de_fitou_le_23_10_2011

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Vous trouverez à cette même adresse un petit quizz, n’hésitez pas à y répondre.

Enfin sachez que nos partenaires audois Cap Run et Je Porte 1 casque seront présents avec leur stand sur le site de départ… et biens sûr Top Chrono. Et nous l’espérons, ce n’est pas fini.

 

Le premier de Fitou sera lui aussi doté d’un trophée (assiette porcelaine) et d’une bouteille de vin.

 

Enfin, il y aura un tirage au sort d’un beau lot “sportif” parmi les 50 premiers inscrits (par mail ou par courrier).

 

 

 

 

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L'ARIEGEOISE DES CASQUES

Publié le par Jean Denis

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En cette fin juin, comment ne pas s’abandonner à la délectation des réminiscences des riches pages de cette saison. De Riom à Tarascon-sur-Ariège en passant par Gignac, Le Mont-Blanc et bien d’autres encore….. Une succession d’instantanés, savoureuses péripéties qui mises bout à bout forment un nouveau chapitre du livre des « Je porte 1 casque ».

 

Force est de reconnaître que cette Ariégeoise a été l’occasion de passer à « Latrape »… au propre et au figuré pour certains. C’est clair qu’en se chatouillant un peu l’imagination, on pouvait, au passage du dit col, supposer qui seraient les dupes.

 

efr-4659--converted-.jpgCertains, tels les grands criminels qui reviennent toujours sur les lieux de leurs méfaits, ramenant leur carcasse (certes athlétique) sur ses pentes surchauffées des cols ariégeois, sur les traces des plus grands qui ont forgé la légende de ces lieux, ont surement sous-estimé les méfaits de la nature humaine qui veut que  « point trop n’en faut ». La répétition ascensionnelle  d’un semestre des plus chargés allait leur être fatal. Nostradamus qui gagna forces concours de pronostics n’aurait pas songé à un tel épilogue. Et oui, au bout de l’effort, il y a toujours un peu d’espérance. Celle qui nous conduit là où on doit aller et en ce dimanche c’était enfin le sacre de Lolo.

 

Pourtant, tout avait bien commencé dès huit heures par un départ aux premières places. Mais rapidement les choses allaient se corser. Un signal de départ suivi d’une grande pédalée sur une route aussi étroite et tortueuse que gravillonneuse et espiègle.

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C’est vrai que l’absence de difficulté sur les 40 premiers kilomètres permettait de rester au contact. Mais à quel prix !!!

Cette phase préalable s’avèrera au final très trompeuse et usante par le stress qu’elle a engendré. Imaginez plus de 800 cyclistes lâchés à plus de 40 km/heure sur une route rebondissant à souhait ; avec une multitude de rétrécissements ; certains qui passent par la droite, d’autre par la gauche, voire au milieu ; des coups de freins incessants ; des cris et invectives en tous sens  et vous avez ainsi un terrain propice aux chutes. Et, malheureusement il y en eu, ce qui n’a fait qu’accroître notre anxiété pour nous prendre insidieusement  beaucoup d’énergie.

 

Autant dire quel fut notre bonheur de voir enfin arriver le Col de la Rille. Bon, c’est vrai que la moyenne en a pris un coup, mais la sérénité était sûrement à ce prix. Les prémices de cette première ascension laissait pantois et sans jambe, notre « Poulet » dont le caquet nous p_V6V2764.JPGarvenait de plus en plus faiblement pour finir par s’éteindre… comme il nous le dira plus tard, j’ai géré… quelques hectomètres plus loin c’était notre « long bornard » Marcellou qui cédait prise déjà la tête ailleurs dans son « Paris-Brest-Paris ». Le reste de l’escouade arrivait groupé au sommet de cette première « bute ». Restait derrière une belle descente et une grosse partie de manivelle dans la plaine ou nos casqués trainaient jusqu’au pied du Catchaudeque une bonne cinquantaine de participants.

 

Se dispersant sur toute l’étendue de la montée, l’aventure tournait en cet instant à la cure d’altitude. Le souffle court l’échine courbée enfonçant les pédales sur une route qui a chaque virage débouchait vers le ciel, chacun guettait avec impatience la fameuse pancarte jaune col à 3km  (une des originalités de l’épreuve). Yannick toujours en jambes partait de l’avant, laissant un « quintet majeur » sur les pentes de ce second col mené bon train par nos casqués encore fringants.

 

_V6V2680.JPGA peine le temps de descendre, de se ravitailler que c’était déjà la montée de Latrape. Surement le col le plus facile à monter, sauf pour Lolo. Il n’aime pas cette période des 100 km de course. Il y connaît toujours un coup de pompe… ça ne durera pas… Mais c’est encore le groupe de cinq qui basculait vers le quatrième col… le Saraillet. Col dévastateur et cassant avec ses ruptures de pentes et sa route sans rendement, surtout que notre Lolo avec sa tenue d’or avait retrouvé la bonne « pression » et nous la mettait.

 

Là haut, résignés et fourbus, jetant désespérément leurs dernières forces dans la descente le quintet poursuivait son tir groupé jusqu’au pied du Port de l’Hers.

 

_V6V2768.JPGEn soi, ce n’est pas un col difficile, mais au bout de 160 bornes, cette dernière montée devenait une longue procession paisible d’un peloton cycliste qui se dirigeait vers les « alpages » comme un cheptel transhumant. Certains, accablés par la chaleur, ou de troubles mécaniques, physiques, psychologiques y connaîssait les affres de la mise à pied. C’est ainsi que l’ont retrouvait essaimés des grappes entières de coursiers. Fourbus, ils recherchaient un asile temporaire sous un coin d’ombre, au pied d’un arbre, un peu de fraîcheur sous une cascade, sous un tuyau d’arrosage… juste le temps de reprendre quelques forces.

 

Pas étonnant que dès le pied Payou, puis Christophe décidaient de s’octroyer une montée un peu plus paisible. Plus tard, le Papet avait lui aussi son  petit coup de chaud, mais au moral revenait sur un Lolo aux jambes de Fuego, flanqué d’un inébranlable Nicolas. C’est ainsi que tous trois franchissaient, après Yannick cette dernière difficulté.

Il faut rendre hommage à un public chaleureux et nombreux qui nous portait tout au long du Port de L’hers. Les familles bien sûr, mais aussi les badauds et les nombreux vacanciers qui écumaient en ce week-end ensoleillé  ce lieu enchanteur. Un « Cormet de Roselend » miniature à mon avis.

_V6V2763.JPGRestait 11 km de descente de vrai bonheur à savourer pour l’arrivée à AUZAT.

Et…. ! le Poulet et Marcel me direz-vous… et bien ils arrivaient paisiblement dans cet ordre derrière Christophe et Payou, démontrant ainsi la bonne santé de notre Team. Huit au départ, huit à l’arrivée.

Et puis,  finir sans gagner c'est sûrement plus difficile que de finir en vainqueur. La souffrance est plus longue, plus dure et il faut une aussi grande force morale. Surtout quand on est "scotché" dans les rudes pentes du Port de L’Hers sous un soleil  accablant, on a tout le temps de se poser des questions et de souffrir.

 

A Auzat ce fut le moment des retrouvailles et des agapes avant de se remettre  en selle pour rejoindre Tarascon 12 km plus loin et partager le « monaco » traditionnel.

 

10617504.jpgMaintenant, rendez-vous à Font-Romeu le 25 septembre 2011 pour les nouvelles aventures du Team. Ne dit-on pas que les choses qui se reproduisent enchantent les Dieux et les hommes. Fort de cette assurance, on rêve déjà nouveaux exploits, de revanche… et les projets s’inscrivent avec espérance dans la ferveur de cette nouvelle phase annuelle qui se projette après des vacances estivales bien méritées

 

TOUTES LES PHOTOS ICI : https://picasaweb.google.com/lh/view?q=ariegeoise&uname=nitoudefitou&psc=S#

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LE LIVRE DU MOIS : "33 vainqueurs face au dopage"

Publié le par Jean Denis


Le médecin Nimois Jean-Pierre De Mondenard vient de sortir : “33 vainqueurs face au dopage” aux Éditions Hugo et Compagnie (300 pages).

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C’est un inventaire inédit de 33 vainqueurs face au dopage (on y retrouve Bobet, Mercx...bien entendu Armstrong et d'autres). L’histoire du cyclisme y est revisitée par sa face la plus sombre et parfois volontairement ignorée. Un chapitre est consacré à chaque vainqueur de l’après-guerre avec un tableau très clinique des contrôles positifs et affaires de dopage au cours de sa carrière. Le tout complété par des témoignages remis dans le contexte des pratiques dopantes de l’époque.

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UN BEAU PARCOURS AUTOUR DU BUGARRACH

Publié le par Jean Denis

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Un parcours magnifique qui mériterait  sa cyclo, tellement c’est beau et les paysages sont changeant ; tantôt dans les vignes, tantôt dans les garrigues, puis les grandes prairies où le fourrage ne manque pas, les feuillus, les conifères, les chevaux, les vaches, et bien sûr le massif du Bugarach omniprésent, sans oublier les châteaux cathares et le fameux pont sur route où on passe dessus et dessous, magnifique ouvrage  d’art et puis tout le reste, un catalogue à la Prévert. Mais c’est « Parahou » tout ça… et bien entre Pyrénées-Orientales et Aude… demandé à Lolo, il s’est régalé… enfin vous pouvez voir le parcours à cette adresse :  http://www.openrunner.com/index.php?id=1037357

et pour ceux qui ont un Garmin vous pouvez le télécharger ici : http://connect.garmin.com/activity/92587425

 

Au final, 101 kilomètres, 1484 m de dénivelé positif et 11 cols au compteur :

-          Grau de Maury,260315_10150211868074927_623254926_6683764_1174556_n.jpg

-          Col de l’Auzine,

-          Col du Triby,

-          Col de la Croix-Dessus

-          Col du Grès

-          Col d’En Guilhem

-          Col de Bancarel

-          Col du Linas

-          Col de Saint Louis

-          Col del Mas

-          Col de Bose

 

Départ et retour du parking Shopi à la sortie à gauche d’Estagel…. Bonne ballade.

 

 

 

Toutes les photos sont  ici : https://picasaweb.google.com/nitoudefitou/AutourDuBugarrach?authkey=Gv1sRgCM6Yot2fu7CfmQE

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SORTIE JP1C A PERILLOS

Publié le par Jean Denis

Sabine-1-copie-1.jpgHier, lundi de Pentecôte, nous avons effectué une petite sortie dans les Corbières, via la Côte du Moulin de Madame à Fitou, Opoul, Le Col de la Sabine et le village de Perillos objet de tant de mystères (vous n'avez qu'a vous rendre sur le site : http://www.societe-perillos.com/).

 

On notait le retour de Yannick Bonin après son déplacement en Guadeloupe de plusieurs mois, toujours aussi aérien et facile dès que la route s'élève. Bien sûr Jean avec son manque de kilomètres se disait un peu juste, mais avec sa volonté et sa hargne légendaire il s'est efforcé de ne pas céder de terrain.

 

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Par contre Lolo qui la veilla avait fait une « cargolade » bien arrosée s'est montré des plus facétieux  et aussi accrocheur qu’une tique dans les bosses. Vraiment en jambes et en très nettes progression, je pense qu’il devrait en surprendre plus d’un à l’Ariégeoise.

Dommage que les" narbonnais" ne soient pas venus car ils auraient appréciés ces routes qu’ils ne connaissent pas.

 

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Je finirais par mon coup de gueule qui devient habituel. Jean est encore allé faire les bordures, ce coup-ci à cause d’un « papi » inconscient au volant de sa C3 qui a pris un virage complètement à gauche. En passant à ma hauteur, je l’ai même entendu dire, celui-là il a eu peur, incroyable… et il ne s’est même pas arrêté, malgré nos invectives… il y en a qui ne seront jamais partagé la route et qui restent des dangers au volant…

Sinon encore une belle ballade entre copains

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LES CAKES DU TOUR DU MONT-BLANC, SPECIAL CYCLISME

Publié le par Jean Denis

Après le succès obtenu sur le tour du Mont-Blanc par les cakes que j’avais confectionné et en raison de la demande, je vous glisse ci-dessous, les trois recettes.

Je les ai copiées dans le hors-série « spécial diététique » du CYCLE magazine que je vous conseille d’acheter, car il y a plein de conseils, mais aussi plein d’autres recettes très savoureuses.

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Le gâteau de pâte :

Faire  cuire 140g de coquillettes dans 800g de lait écrémé, salé et poivré, pendant environ 7mn après ébullition.

Avec 2 œuf faire une omelette y ajouter un de muscade et 4 cuillères à soupe de gruyère.

Sortir  les pâtes et mélanger avec l’omelette. Vous pouvez faire nature ou ajouter des dès de jambon cuit, de poulet, saucisse…..etc où aussi aromatiser au « soja, viandox…selon l’imagination.

Verser dans un moule à cake préalablement beurré et glisser au four préchauffé th 200° pendant 15 à 20’.

Démouler et laisser refroidir.

Nota : Je fais une variante de ce plat  en remplaçant les pâtes par de la polenta.

 

Le cake aux fruits secs :

Battre 2 oeufs avec 90g de sucre (je mets de la cassonnade) et faire blanchir.

Faire fondre 20g de margarine et mélanger avec 90g de farine complète et 2 cuillères à soupe de maïzena, 1 sachet de levure chimique, 1 yaourt nature, 1 cuillère à soupe de fleur d’oranger et 2 cuillères à soupe de miel liquide. Lorsque le mélange est onctueux, rajouter les fruits secs ; personnellement je mets des noisettes que je concasse, des abricots secs en dès et des raisins secs, mais vous pouvez varier, quant à la quantité c’est selon le goût.

Beurrer un moule à cake et y verser le mélange.

Mettre au four préchauffé Th 200° pendant 45’

Démouler et servir froid.

 

Le pain d’épices :

Mélanger 250g de farine complète avec 1 paquet de levure chimique, 150g de cassonnade, 1 cuillère à soupe de cannelle, 1 de gingembre et une de muscade et un soupçon de fleur d’oranger.

Mélanger 20 cl de lait écrémé tiède avec 175g de miel liquide. Rajouter ce mélange au reste et remuer.

Beurrer le moule à cake, y verser le mélange en enfourner dans four préchauffé et faire cuire 45’ à 200°.

Démouler et manger froid.

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LE TOUR DU MONT-BLANC EN VELO

Publié le par Jean Denis

Une épopée  avec les JP1C avec huit cols au programme, 359 km et 8300 m de dénivelé positif à travers trois pays, l France, la Suisse et l'Italie, le tout en deux étapes.

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Les grands cols ont pour privilège de différencier les cyclistes de ceux qui pratiquent le vélo pour aller à l’embauche ou au marché. Celui qui franchit la montagne se charge pour toujours d’un réel prestige. Cormet de Roselend, Grand-Saint-Bernard, La Forclaz….. ces géants légendaires exaltent sans cesse la pratique du vélo au guidon recourbé. C’est une forme de contagion, un virus le « montagnéus-ascencéus » qui entraîne celui qui en est atteint à monter, monter, toujours monter…(Forest arrête !). C’est peut-être aussi l’art du mimétisme qui nous pousse ; celui de se confondre avec ses héros. La nature fournit le décor et le cycliste fait le reste.

P1170618--Copier-.JPGBien sûr, deux jours dans les Alpes c’est peu. Mais faire le Tour du Mont-Blanc c’est beaucoup et quelle densité, tant dans les panoramas que dans les sensations de plénitude et les impressions de déjà vu.

Comment ne pas se rappeler ces images de peloton franchissant ces lieux majestueux.

De peloton, pour nous aussi il en était question. Il y avait là les casqués du sud : « Lolo, Payou, La Mirgue, Le Poulet et Christophe, Nicolas et surtout notre « cantinière » Magali secondée par son adorable petit Titi ; mais encore les « parisiens avec les deux Fred (le grand GC et le petit), Laurent, Cédric et ses deux potes » ; sans oublier Bruno le Nantais et les deux savoyards de service Fred et Eric (copains de Christophe). Au total 17 vélos, un camion et deux accompagnateurs (Mag et son fils).

De quoi mener à bien notre galère de port en port (c’est souvent le nom que l’on donne dans les Pyrénées) ; enfin dans les Alpes ils appellent ça des cols.

P1170624--Copier-.JPGC’est donc ainsi que vendredi 3 juin tout commence par le gîte de La Mélusine à Saint-Gervais, prenant la route qui nous conduit à la tant renommée station de Chamonix, non sans avoir au préalable passé deux « farfadets », la côte de la Cascade et celle de Vaudagne.

C’est donc groupé que nous parvenons au pied du premier col, celui des Montets ( 1461 m). Petite mise en bouche prise du bout des pédales, avec prudence, chacun à sa main et dont le bas de la descente se conclu par la frontière Suisse et un nouveau regroupement.

Pas le temps de souffler que l’on repart immédiatement dans le col de la Forclaz ( 1526 m). Là encore les écarts se creusent mais les pentes restent très abordables et l’on atteint tous le sommet dans un bon état de fraîcheur.

La dégringolade vers Martigny  se fait dans une réelle allégresse. Surtout que les 14 kilomètres de descente sont des plus agréables à travers les vignes du Valais, permettant de s’offrir quelques pointes de vitesse, plus de 80km/h pour certains.

P1170643--Copier-.JPGMartigny et déjà  85 kilomètres au compteur, mais tous savent que le plus dur reste à venir. C’est l’heure de se restaurer et de prendre des forces avant les deux plats de résistance.

Et oui !!!, après quelques kilomètres de faux plat, c’est un virage à droite et la terrible montée du col de Champex (1498 m). Douze kilomètres d’ascension à plus de 8%. Pas de répit, en plus il fait très chaud et les lacets s’enchaînent les uns derrières les autres étouffants, oppressants, malgré les paysages. Enfilade d’une route tortueuse et abrupte sur fond vert débouchant sur un ciel bleu azur. Même le Poulet y perdra son « caquet », mais y gagnera des crampes.

Enfin, le sommet et son beau lac ; d’ailleurs c’est une constante dans les Alpes, presque tous les cols s’ouvrent sur des plans d’eau. Petite pause et c’est la plongée sur Orcières, au pied du colosse : « le Grand Saint Bernard ». 26 kilomètres de montée. Les premières rampes sont usantes et peu agréables. Trop de circulation et des paravalanches très stressants. Ce n’est qu’à 11 kilomètres du sommet, au niveau du tunnel que nous nous retrouvons enfin dans le calme et une certaine sérénité. C’est aussi là que commence pour certains de grands moments de solitude. Paradoxalement si les pensées se brouillent peuplées d’une multitude de fantomatiques champions, on se sens de plus en plus seul dans l’immensité de ces montagnes.

P1170654--Copier-.JPGDe fait, ne dit-on pas que tout homme qui s’élève, s’isole ?

Symbolique parfaitement illustrée dans ses propos par Henri Desgranges (créateur du Tour de France) : « en montagne, le coureur n’est pas seulement confronté au relief, il est livré à lui même et prend conscience de sa terrible solitude ».

Difficile donc de partager ce sentiment qui n’est propre qu’au seul individu qui le vit.

C’est donc en ordre disséminé que nous atteignons dans le froid (3°, terrible contraste avec les 27° de Champex) le sommet et son lac (bien entendu). Là haut, on est à 2469 m, plus rien ne pousse (à part les cyclistes sur leurs pédales) et on parle en direct avec Dieu.

Derrière, c'est l'Italie et il ne reste plus que 35 kilomètres de descente pour rejoindre AOSTE. Enfin, presque car il nous reste quand même l’ascension de Capoluego pour rejoindre notre havre de paix l’hôtel Monte Emilius.

Une première journée ponctuée par 178 km, 4165m de dénivelé positif et 9h12 pour le dernier groupe. Tout le monde est là. Une bonne nuit de repos ne sera pas de trop.

P1170714--Copier-.JPGSamedi 4 juin, il fait frais, il a plu toute la nuit. Cette deuxième matinée s’effiloche en lambeaux de brumes dérobant à l’oeil la lointaine vallée d’Aoste. Cruel dilemme : va-t-on pouvoir continuer ou faudra t’il raccourcir notre périple à cause de ce temps humide ?. On avisera, car il est temps de partir.

C’est donc sous les gouttes que nous traversons en groupe la vallée d’Aoste et que quelques faux plats plus loin nous abordons le col du « Petit Saint-Bernard » (2188 m). Une vraie réconciliation avec la montagne. Même si ces 25 km font peur, ses pentes sont relativement douces ; c’est un col qui semble vous ouvrir généreusement sa route par une montée régulière et aérée. On s’y sent plus à l’aise, moins oppressé et somme toute il s’avale à bonne cadence et au sommet on revient en France.

La dégringolade vers Bourg Saint-Maurice, malgré une route mouillée permet par sa longueur (plus de 30km) de se faire plaisir et de récupérer.

Si d’aucuns pensaient que cette bourgade mettrait un terme à notre périple, la pause repas (Mac Do…!!) permettra au soleil de reprendre ses droits et pour nous de continuer nos ébats. Nous poursuivons donc sans hésitation, ni précipitation notre périple mythique.

D’entrée, en pleine digestion, c’est le Cormet de Roselend qui se présente ; col de verdure, montagnard par excellence où les hameaux et la route se rétrécissent tellement qu’à force l’on voit les sapins par en dessus.

Là encore ma mémoire s’éveille et me pousse à me rappeler (allez savoir pourquoi ?) le mot de passe des conjurés d’Hernani : « vers les sommets, par des voies rétrécies ». efr-4394--Copier-.JPGEt oui le cyclisme se veut parfois lyrique et souvent culturel, sûrement l’environnement… et la fatigue. Parce que ce col est certainement le plus beau et le plus bucolique que j’ai eu à grimper. Pour autant ce n’est pas le plus facile et il faut quand même monter pendant 20km pour atteindre ses 1968 m. Lolo se souviendra surtout de la chaleur et des 10 premières bornes qu’il a faites, un hamburger en travers ; heureusement qu’il y a eu le passage régénérateur à 1%.

Après une petite halte au camion bien gardé par un « Titi » remonté contre les motards, histoire de se couvrir et de s’alimenter (le hamburger étant descendu…) c’est encore une descente qui passe devant un lac (et oui !!!) et le petit col de Méraillet (1605m, personne ne s’en est aperçu). Nous enchaînons allégrement (plus qu’un…).

Une petite déviation nous fera reprendre le col des Saisies à Hauteluce. Dernière difficulté où le destin sera plus clément bien que tout aussi douloureux, puisque nous trouveront tous les ressources pour atteindre note but.

efr-4423--Copier-.JPGLe souffle court l’échine courbée enfonçant les pédales sur une route qui a chaque virage débouche vers le ciel, avant que n’apparaisse enfin les fameux chalets des Saisies. Enfin le sommet du col à 1633m, où nous nous regroupons pour le final

Derrière c’est la dernière descente (enfin presque) jusqu’à Saint-Gervais. Récupérer, manger, l’instinct grégaire de nos compétiteurs prend le dessus et tous s’ingénient à rentrer entier à la « maison ». Les deux Savoyards guident nos pas et c’est accrochés aux flancs de la montagne, qu’un coup à droite, un coup à gauche, un coup en haut, un coup en bas, nous rejoignons dans cette houle, notre port ; et oui pour arriver au gîte ça remonte bien, comme un petit dernier col.                                                                                                                                 

Enfin de retour à La Mélusine. Bilan de cette deuxième journée 181 km, 4136 m de dénivelé positif et 9h12 (encore) pour le dernier groupe.

efr-4447--Copier-.JPGAinsi, au sortir de cette séquence alpestre qui fleurait bon la passion harassante pouvait t’on affirmer que sans nul doute, celui qui franchit cette montagne est chargé de prestige: "celui de tous ses illustres prédécesseurs".

Bien sûr, il faut bien reconnaître que cette apothéose alpestre nous l’avons fait en deux jours alors que d’autre le font en un jour, mais en toute chose, il faut raison garder et ce qui comptait pour nous c’est d’accomplir tous cette « odyssée » dans un esprit de convivialité et de camaraderie et non de compétition.

L’exploit est au bout…. Bravo à tous.

En conclusion, je voudrais  revenir sur les deux personnes qui m'ont le plus épaté. D'abord, le grand Fred qui avec son gabarit de seconde ligne de rugby a réussi le pari de hisser sa carcasse au sommet des cols ; et, ce ne fut pas toujours simple, mais ce fut une grande leçon de courage et d'abnégation donnée à tous par le président des "GC" comme il aime à le dire. Et puis à Magali sans qui tout cela n’aurait pas eu la même saveur…. elle a vraiment assuré un soutien sans faille, toujours là au bon moment et avec le sourire en prime. En plus, tenez vous bien, le dimanche 5 juin, elle a clôturé la semaine en beauté et toute seule, en effectuant  le triathlon LD d’Annecy en 5H30…. sous les couleurs de JP1C bien sûr. Respect à tous les deux.

 

 

Pour voir toutes les photos c’est  ici : https://picasaweb.google.com/nitoudefitou/TOURDUMONTBLANC2011

 

(Si vous en désirez en grande résolution contactez moi et donnez moi le numéro de référence)

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