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CANYON INFLITE 8S

Publié le par Jean Denis

CANYON INFLITE 8S

Après bientôt 3000 km, quelle est l’impression laissée par ce vélo de « gravel ».

Le design :

D’abord esthétiquement le vert « armée » sort des sentiers battus et est assez plaisant d’autant plus qu’il est destiné au vélo en nature, au tout chemin (pas tout terrain)

Les formes se rapprochent très sensiblement de celui d’un vélo de cyclo-cross. Il est en aluminium soudé, donc robuste ; il pèse 9Kg, somme toute assez léger dans sa catégorie.

Je n’aime pas trop le câble qui passe sur le dessus du tube du haut. Mais il y a une raison très rationnelle à cela

Et oui c’est tout simple, vu que ce vélo partage le même cadre que la version de cyclo-cross, le câble passe en haut du tube pour qu’il ne vienne pas gêner lors des portages, comme sur tous les vélos de cyclo-cross, et puis en gravel on peut avoir un obstacle à franchir vélo sur l’épaule.

CANYON INFLITE 8S

Le Groupe :

 

Il est monté en Shimano 105 11v, donc le dernier né de la gamme ; de la qualité, de l’efficacité  et de la robustesse, rien à redire sur ce choix de haut niveau pour moi.

 

Au niveau du pédalier le choix du 52/38 ne semble moins judicieux. S’il est vrai que je pensais qu’un seul plateau 48 suffisait pour « les Corbières » où je roule fréquemment, je reviens là dessus ; en effet en pédalant dans l’Hérault dans les vignes sur des chemins très roulants, droits et assez plats, le double plateau s’impose. Mais le choix d’un 48/36 ou un 50/36 semble plus adapté.

Coté cassette, j’avais une 12/23 qui ne correspond pas du tout à la pratique (enfin là où je roule). En effet, je passe souvent sur des « coups de cul » avec du gravier (entre autre) où si l’on veut garder de la motricité, il faut avoir un petit développement… sinon ça « patine ». Aussi je l’ai remplacée par une cassette 11/28 et ça va beaucoup mieux. A titre d’exemple, j’ai roulé avec Brice qui avait un Caminade et Yves qui roulait sur un  Cannondale Synapse, tous les deux était équipés en 11/32, mais avec une chape longue et j’ai bien vu l’efficience de ce choix ; moi je ne pouvais pas ayant une chape normale… sinon j’aurais mis du 32.

 

Pour les freins, si certains pensent que le cantilever pourrait être suffisant, c’est vrai. Mais le frein à disque apporte beaucoup plus de sécurité, il est plus progressif et terriblement efficace quel que soit le revêtement. 

Hydraulique ou mécanique ?

Il est clair que l’hydraulique est plus doux, plus progressif et plus efficace ; pour autant, je pense que le mécanique est plus facile à entretenir pour le simple cycliste et il ne nécessite pas de matériel supplémentaire. La vis de réglage, permet aussi de resserrer ou desserrer les plaquettes en cours de sortie, ce qui n’est pas le cas avec l’hydraulique. Petit truc,  dans la boue pensez à avoir un bidon d’eau, car il arrive quelle se glisse entre les  plaquettes et le disque ; une giclette d’eau et ça repart sans frotter.

Autre caractéristique du disque, c’est sa prise au vent ; quand ça souffle comme en ce moment à plus de 100, ça embarque bien la roue ; Yves s’en est rendu compte lors de la descente du Col du vent pourtant lui était en 140 et moi en 160.

 

CANYON INFLITE 8S

Les pneumatiques et roues :

Une des données les plus prépondérantes sur le comportement du vélo. Le 8S est vendu en Continental 28 slick. On se rend vite compte des limites de tels pneus sur certains chemins. Là encore, j’ai du effectuer un changement pour mettre une paire de pneus à « crampons » en 32, des Hutchinson Piranha 2CX. Comme pour les développements la motricité est souvent essentielle et une bonne accroche fera la différence dans la bosse. C’est vrai que sur la route on ne sent vraiment la différence qu’a haute vitesse. Mais elle existe. J’ai fait un test avec un copain qui avait un vélo route plus léger en pneus « slick » et moi avec l’Inflite (ensemble plus lourd) en pneus cramponnés ; nous nous sommes laissés glissés dans la descente ; j’ai pris quelques mètres d’avance au départ mais rapidement il est passé devant… normal moins de résistance au sol. Mais ce qu’il faut voir c’est le bon ratio d’utilisation, et si la descente avait été sur une piste je pense que l’adhérence aurait pris le dessus sur la résistance.

Le Caminade que j’ai essayé était lui aussi monté avec des pneus à crampons (Black Mamba Tubeless en 35) ce qui permet de passer partout.

Le vélo est équipé de roues DT Swiss R24 Spline Db (frein à disque de 160). Elles sont en alu à pneus, compatible tubeless, 1800g la paire. Elle permettent un montage de pneus allant du 25 au 35, donc assez large. Je les ai trouvées très rigides mais avec un certain confort et sont bien adaptées à la pratique du gravel grâce à leur polyvalence. A l’effort elles ne plient absolument pas et restituent bien la force déployée. Par contre, j’ai remarqué une tendance à se voiler qui nécessite un entretien régulier et j’ai eu quelques problèmes avec deux rayons qui ont foiré.

CANYON INFLITE 8S

A L’usage :

Le 8S est assez confortable, c’est même surprenant ; les pneus y sont pour beaucoup ( je gonfle les Hutchinson à 5B) ainsi que la tige de selle qui est assez souple, bien que plus perfectible si l’on la remplace par l’autre modèle VCLS 2.0 de chez Canyon.

Rien à redire sur la rigidité du vélo ; il permet d’excellentes relances en bosses, malgré ses 9Kg. Il est quand même plus à l’aise au train et assis qu’en danseuse. Petit bémol, je trouve la direction manque de fluidité et si je tourne au pas, j’ai constaté que l’avant de mon pied peut toucher le pneumatique avant … bon je chipote histoire de lui trouver des défauts.

Parfois, on entend des bruits, des craquements… cadre, freins à disque, roue pédale… ??? Mais bon, j’ai remarqué de le Synapse d’Yves n’était pas en reste de ce côté là. Le mieux c’est donc un bon entretien régulier, avec dégraissage, nettoyage et regraissage et cela devient plus silencieux.

Pour finir côté pédales, il faut monter celles de tout terrain ou cyclo-cross. Je roule avec des « Crankbrother » et chaussures Mavic ( voir l’ article sur le couple de pédalage pour le gravel :

http://jeandenis.gely.over-blog.com/2015/04/pedales-crankbrothers-et-chaussures-mavic-pulse.html )

EN CONCUSION….

J’ai été sur le site internet de Canyon pour voir les différents vélos et celui qui correspond le mieux à ma pratique du « Gravel » ce n’est pas l’Inflite AL 8 S….. MAIS L’INFLITE AL 8 (version cyclo-cross). Tout y est, les bons développements, les bons pneus, la bonne tige de selle et cela pour le même prix de 1399€. Personnellement j’opterais pour ce dernier. De toute façon un rapport qualité prix imbattable.

En plus n’oubliez pas qu’à ce prix là vous pouvez avoir un « mulet » pour la pratique route en période hivernale ; pluie, neige, verglas plus rien ne vous arrêteras, d’autant qu’un changement de pneus suffit à modifier le rendement sur route.

Et n’hésitez pas à vous renseigner sur la pratique du gravel en vous rendant sur les deux articles suivants :

Vous pouvez aussi lire le dossier sur le Gravel du Cycle Magazine n°459 du moi de mai 2015

CANYON INFLITE 8S

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ELECTION VELO DE L'ANNEE LE CYCLE 2015

Publié le par Jean Denis

ELECTION VELO DE L'ANNEE LE CYCLE 2015

Vous pouvez lire un petit article sur cette page web : https://velopapet.wordpress.com/2015/04/19/election-velo-de-lannee-le-cycle-2015/

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L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

Publié le par Jean Denis

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

EN PELERINAGE SUR LA GIGNACOISE

Il est vrai que je rencontre peu de modifications, d’une année sur l’autre, sur un itinéraire qui m’est devenu familier et pourtant à chaque fois j’ai l’impression de découvrir quelque chose de nouveau.

Les conditions sont souvent différentes. Un coup la pluie, un coup le froid et cette année le soleil avec un vent du nord bien gaillard. Ainsi, petit à petit à chaque détour de la route, je retrouve un lacet, un paysage, une ligne droite synonyme de crevaison, et avec plaisir des hauts lieux comme le Pont du Diable, Arboras et le col du vent .

Nouvelle étape avec mon pote Fred (monsieur l’ours), Némesi (l’andalouse) et Yannick (Mister Ariégeoise) avec cet instant hallucinatoire du départ où plus rien n’existe, le centre du monde devient ce peloton qui s’isole du reste du monde ; toujours un moment précieux pour moi. Mais le réveil est toujours brusque, avec un coup de pistolet… je crois.

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

Après, la route commande à cette meute mécanisée l’allure, les regroupements, les ralentissements, les accélérations, cela au gré des paysages somptueux. De fait, dès le départ contraint par son profil urbain, je me laisse entraîné sur un petit tempo jusqu’à la sortie de Gignac. Ce n’est qu’une fois en mode rural que je me décide à dompter cet environnement confiant en mes jarrets préparés pour l’occasion. Pourtant, il me faudra arriver au Pont du Diable pour rejoindre Fred, perdu dans laetumulte du départ. Je ne sais pas trop où se trouvent Yannick et son andalouse.

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

Déjà, il y a des cyclistes un peu partout tant il est vrai que chacun est libre de choisir sa place, parfois contraint aussi. C’est donc qu’ainsi avec Fred, tantôt doubleur, tantôt doublé, nous atteignons Arboras et le Col du Vent (le bien nommé en ce dimanche d’avril). Là chacun s’applique à composer son rythme imposé par une route moins accueillante avec ses pourcentages devenus positifs. J’abandonne Fred le temps d’une ascension adaptée à ma condition. Point de plan de bataille, juste une simple envie.

Au sommet, mon échappée peu glorieuse terminée, mon esprit d’équipe reprend le dessus et je décide de redescendre chercher mon Fred, avec il est vrai quelques remords.

C’est décidé je ne le laisserai plus seul.

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015
L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

D’autant que sur le plateau une certaine fraicheur et un vent du nord contrariant nous forcent à nous serrés les coudes et à baisser la tête pour avoir l’air de coureurs. Ca passe vite et une fois franchi la ligne droite dite de « la crevaison » nous plongeons dans la grande descente vers un ravitaillement bien mérité. C’est l’instant de récupération ; aussi nous en profitons pour récupérer Nemesi et Yannick… normal.

Le ravito enfin, juste le temps d’une banane et c’est avec une certaine euphorie collective que nous repartons vers les sommets en oubliant Yannick dans ses agapes. Nous l’attendrons en haut de la montée avec Némési. Fred ayant eu l’absolution pour partir en éclaireur.

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

C’est ainsi que le duo franco-espagnol étant reformé, je décide de rejoindre monsieur l’Ours. Certains y verront à tort une forme de paternalisme, il s’agit tout simplement de camaraderie.

Pas le temps de reprendre mon souffle, c’est sur la plaque que je profite d’un relief et d’une déclivité plus cléments pour rattraper mon compagnon de route.

Après comme il le dit lui même ce sera une histoire de « jean-dernie » derrière lequel il s’accrochera malgré un pouce du pied récalcitrant et douloureux, enfilant comme des perles les successifs coups de cul des derniers kilomètres.

Histoire, une fois de plus de passer main dans la main la ligne de notre « purgatoire » et de conclure ce nouvel acte, pensant déjà à d’autres souvenirs communs.

Cela s’est passé pour mes 61 ans…..

L'Héraultaise - La Gignacoise 2015

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Pédales Crankbrothers et chaussures Mavic Pulse

Publié le par Jean Denis

Pédales Crankbrothers et chaussures Mavic Pulse

Mon couple "pédalage" pour la pratique du Gravel.

Voir l'article en cliquant sur ce lien : http://www.trackandnews.fr/2015/04/quelles-chaussures-et-pedales-choisir-pour-le-gravel/

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