Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 12:44

Ces quelques lignes sont dédiées à Olivier VIREL

Septembre 1998, septembre 2011, 13 ans d'attente avant d'être de nouveau mobilisable et prêt à en découdre sur le longue distance de Saint Jean de Luz. Bruno aussi a répondu présent et est revenu de ce long exil pour prendre sa revanche.

nata.jpg Le passé devient le prolongement d'un avenir proche et certaines images refont surface.

Samedi matin, c'est le départ vers le parc à vélos. Je ne suis pas trop angoissé, d'autant qu'il est plus difficile pour moi de prévoir le temps que je ferai que celui qu'il fera. Car, il va faire très chaud, vu qu'à une demi-heure du départ mon Garmin m'annonce 35°. Déjà tout le monde est en quête d'eau, denrée qui deviendra au fil des heures aussi précieuse qu'une once d'or.

Bruno a retrouvé ces camarades ligériens du club de Saint-Herblain. Ils sont presque une dizaine.

Bon Dieu quelle chaleur, heureusement l'ouverture du parc à vélo nous permet de partir vers le port ou la mer (plutôt l'océan) s'offre à nous rafraîchissante et paisible. Et oui, pas de vague…. Pour une fois.

Coups de sifflets, les arbitres nous appellent. Nous sommes ainsi regroupés dans l’angle droit de la plage… Gros paquet de 350 âmes environ. Tout a fait derrière dans l'angle gauche, le petit pingouin « Aquamanisé », c'est le Papet… D'aucuns diront que j'ai du mal à partir, vu que je me place le plus loin possible de sORTIE-EAU--Copier-.jpgla ligne de départ. D'autre croiront que je ne suis pas du genre sociable ou que je m’ennuie en groupe… Point de tout cela. En fait, c'est stratégique ; c'est une position clé. Je suis seul derrière, mais à l'abri ! Je ne vais pas commettre la même erreur qu'au Capcir et voir fondre sur moi une horde de pingouins bastonnant à tout va. 

Pendant que je pense à ma stratégie natatoire, un autre coup de sifflet long disperse cette masse qui ne faisait qu'un en une multitude d'électrons libre. Rapidement, en tête, les intrépides sortent de la masse n'hésitant pas à faire valoir leur volonté libératoire. Derrière, plus calmement, le Papet entame résolument sa remontée. Efficace, puisque sur le retour, je rattrape Bruno et sa combi Maiko à parements jaune. Je sais qu'il est en principe meilleur que moi dans cet exercice, aussi je décide de rester à sa hauteur… D'autant qu'il progresse bien lui aussi. La sortie à l'australienne à mi-parcours, ne changera rien ; nous sortons ensemble de l'eau.

Par contre, la transition du Papet, c'est toujours un moment d'anthologie. Essuyage, grattage, dessablage des pieds avant passage de crème Nok et enfilage des chaussettes et des chaussures… Un vrai roman… Un final Bruno me met bien 2' dans la vue… Mais bon ce n'est pas à 57 balais qu'on se refait.

st-jean.jpg Allez, c'est parti avec le Trek. Les premiers kilomètres sont relativement plats, mais cela ne durera pas. Et la Papet, comme la route, somme toute agréable, connaîtra des hauts et des bas. A ça, les coteaux basques je m'en souviendrai. Un vrai parcours de faux cul, un coup je te monte, un coup je te descends, puis je te remonte et je te redescends, et je te reremonte…et ainsi de suite… J'arrête là, parce que vous allez choper le mal de mer… Non content de ça, le retour que l'on aurait pu espérer paisible, s'est transformé en galère ; il a fallu que je rame comme un galérien pour rejoindre le port. Et Bruno, me direz-vous… Et bien sur son beau « Spé Transition », il a vraiment assuré, lui qui manquait de kilomètres, puisqu'il ne termine qu'une dizaine de minutes derrière. D'autant que malgré les 81,250 km et les 1080m de dénivelé positif, j'ai réussi une moyenne supérieure à 30 km/h.

cap--Copier-.jpg

Oui, mais j'allais peut-être le payer par la suite.

Heureusement, la deuxième transition allait se révéler plus honorable… Et… J'allais quand même pas « rebadigeonner » mes pieds…

Mais, la chaleur accablante était toujours là et les premiers kilomètres vont se révéler être un calvaire. L'envie de descendre en marche, d'accéder à nouveau à une certaine tranquillité va me traverser l'esprit… Et pas qu'un peu… Mais comme à chaque fois, le miracle va s'accomplir. Pas après pas, mètres après mètres, kilomètres après kilomètres, la minute de vérité se rapproche et l'envie revient de plus en plus forte. Ce sentiment de panique du début et ce mal être s'estompent jusqu'à ce que tout bascule ; cet instant tout aussi fugace que magique où je sais que je vais réussir, je vais finir. La fin sera toujours aussi dure, mais l'espoir à changé de camps.

Bruno aussi va finir, car tout au long de ses vingt kilomètres pédestres en quatre boucles, nous nous sommes croisés régulièrement et nous encouragés mutuellement.. Bien sûr, Lui aussi, il souffrait, mais Olivier veillait sur nous.

Enfin, c'est l'arche salvateur et le temps qui s'affiche me console de temps d'énergie déployée … 5h38'32″. Bruno arrivera quelques minutes plus tard ; il n'a pas pris sa revanche. Il faudra donc que l'on revienne, mais peut-être que nous n'attendrons pas encore 13 ans.

reconfort--Copier-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà le fichier des résultats du LD ci joint, vous pouvez le télécharger : trildstjeanluz.xls

Par Jean Denis - Publié dans : DUATHLON, TRIATHLON - Communauté : TRIATHLON DUATHLON BY IRONMARC
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